Ouvrons l’agenda !

10614168_950971508261679_3259422394739870577_n (1)Cet été, à défaut d’avoir toujours été ensoleillé, vous a-t-il permis de faire des découvertes et de vous épanouir ? C’est ce que je souhaite à chacun, à chacune d’entre vous, du fond du cœur.


En cette veille de rentrée, laissez-moi vous proposer un nouveau rendez-vous dominical : plutôt que de raconter la semaine passée, je vous ouvrirai désormais mon agenda de la semaine à venir. Ainsi, vous saurez que demain, lundi 1er septembre, j’ai rendez-vous avec mon éditeur, chez Flammarion, pour relire les dernières épreuves de mon prochain livre, à paraître dans la deuxième quinzaine du mois : François Ier, roi de chimères. Un portrait-vérité, assez acide, de ce roi dont on s’apprête à célébrer le cinquième centenaire de l’avènement.


Vous saurez aussi que, toute la semaine, nous allons mettre au point, chez mon producteur, Io-Martange, les plateaux de présentation du premier numéro de « L’Ombre d’un Doute », diffusé le lundi 6 octobre prochain et qui aura pour thème : La chute de Napoléon. D’ores et déjà, je peux vous dire de Camille Ménager et Claire de Navarre ont fait un beau, un très beau travail. Pour nos plateaux, nous allons renouer avec nos bonnes habitudes, et tournerons au sein des Grands Dépôts des Archives nationales.


Que saurez-vous encore ? Que toute l’équipe d’Europe 1 sera, vendredi prochain, le 5, à Lille, ancienne gare saint-Sauveur, pour une édition spéciale de «Au cœur de l’histoire » en direct de la célèbre Braderie. Avant cela, nous aurons parlé d’Otto de Habsbourg, lundi, de sorcellerie, mardi, du cirque Barnum, mercredi, des Vikings, jeudi. Autant dire qu’il y en aura pour tous les goûts !


Demain dans la matinée, vous retrouverez ma tribune sur FigaroVox, consacrée cette semaine à la génération des Quadras nés à la fin des années 1960. Dès vendredi, nous reprendrons le rythme habituel.


Bonne semaine à tous ! Et à demain matin, dès 6h25, dans la Matinale de Thomas Sotto, pour notre nouveau rendez-vous « Aujourd’hui dans l’histoire » !

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Europe 1 au cœur de la Braderie de Lille !

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L’émission « Au cœur de l’Histoire » sera en direct de la Braderie de Lille le vendredi 5 septembre 2014 de 14h à 15h.


Les inscrit(e)s bénéficieront de places réservées pour l’émission et pourront réagir à l’actualité en studio (dans la limite des places disponibles).


—> INSCRIPTION <—

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Cet été, retrouvez les Origines du Futur !

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Tous les samedis de 11h à 12h30 sur Europe 1

Sous la houlette de Nicolas Carreau, dialogue croisé entre érudits passionnés : Franck Ferrand, Monsieur Histoire d’Europe 1 et Alain Cirou, Monsieur Sciences, parcourent quelques-unes des grandes avancées scientifiques.

Retrouvez toutes les émissions sur le site Europe1.fr

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Merci de votre fidélité et très bel été !

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En cette veille de vacances, je voulais tous vous remercier pour votre fidélité.


Sur Europe 1, à partir de lundi, seront rediffusés les meilleurs numéros de notre rendez-vous quotidien « Au cœur de l’histoire », en attendant la reprise de l’émission en direct, même formule, même heure, le 25 août. Les lève-tôt pourront désormais suivre aussi, à 6h20 dans la Matinale de Thomas Sotto, mon éphéméride, du lundi au vendredi !


En attendant, pendant l’été, tous les samedis de 11h à 12h30, nous nous retrouverons, en compagnie de Nicolas Carreau et d’Alain Cirou pour une nouvelle émission historique et scientifique : « les origines du futur ».


Rendez-vous aussi sur France 3, le 1er lundi d’octobre, pour le premier numéro de « L’ombre d’un doute », Saison 4, consacré à la chute de Napoléon. L’émission, toujours diffusée à 20h40, devient mensuelle en 2014-2015 ! Enfin, outre nos rendez-vous dans les pages de Détours en histoire (le numéro 4 est actuellement en kiosques) et dans les colonnes de FigaroVox, je vous propose de nous retrouver en librairie, courant septembre, pour un essai historique autour de la figure de François Ier – dont je vous proposerai un portrait pour le moins différent… Voilà pour la Rentrée 2014 ! D’ici là, à tous, un très bel été !


Historiquement vôtre, Franck

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La semaine de Franck : Temps aboli.

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(Sur la photo : le dimanche 15 juin, avec Fabien Lecoeuvre et Gilles Livchitz, directeur de Phil@poste, lors de la remise du Trophée Marianne 2014, qui m’a été décerné dans la catégorie « radio », à l’issue du vote des clients de La Poste)


Mardi 24 juin.Combien d’entreprises au monde peuvent-elles se targuer d’exister depuis plus d’un millénaire ? Fort peu, sans doute. C’est pourtant le cas de la Monnaie de Paris qui, sous les croisées d’ogives de la salle des Gendarmes, à la Conciergerie, souffle aujourd’hui ses 1150 bougies ! A la demande de son président, Christophe Beaux, je raconte à l’assistance que l’acte de fondation du premier atelier parisien de frappe monétaire remonte bel et bien à 864 et au règne de Charles II, dit « le Chauve », roi de la Francie occidentale… L’actuel hôtel de la Monnaie, chef-d’œuvre néoclassique, ne date, quant à lui, que de 1775 ; il est actuellement en restauration et sera bientôt rouvert, pour que s’écrive un nouveau chapitre de cette longue histoire… Certaines institutions semblent nées pour défier le temps.


Mercredi 25 juin. L’ambassadeur de Pologne à Paris, S.E. Tomasx Orlowski, et son épouse Aleksandra sont des diplomates tels qu’on les aime : chaleureux, cultivés, spirituels, francophiles et pleins d’une infinité d’attentions. Les grands dîners qu’ils donnent en leur Résidence – l’ancien hôtel de Monaco – ont la splendeur requise et la chaleur attendue. Je suis heureux d’y croiser ce soir des amis qui sont aussi de grandes figures de la défense du Patrimoine, comme Roland de L’Espée et Bertrand du Vignaud. Entre un « Gaspacho à la polonaise » – entendez : aux betteraves – et un « Cheesecake estival », on y savoure les nouvelles de la Ville et de la Cour. Pour un peu, l’on pourrait croire le temps arrêté, l’Europe, en plein essor et notre culture, au sommet de son rayonnement…


Jeudi 26 juin. Comme il me l’avait promis, Alain Decaux reçoit chez lui les caméras de « L’Ombre d’un Doute », le temps d’un entretien exclusif. Cela me vaut la joie de me retrouver face au Maître et de lui poser des questions. Tandis qu’il répond avec sa malicieuse sagacité, j’observe dans les verres de ses lunettes le reflet des projecteurs, et cela me ramène il y a trente ans, il y a quarante ans peut-être, lorsque j’étais captivé devant mon poste de télé… Alain Decaux raconte, Alain Decaux « me » raconte son tout premier contact avec Sacha Guitry ; le temps et l’espace se seraient-ils dissous ?

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La semaine de Franck : Dîners parisiens.

tour1Nuits écourtées, agendas allégés, aiguillon des vacances qui s’annoncent : le passage à l’été se révèle propice aux dîners en ville. J’en retiendrai trois pour le plaisir, dans des genres bien différents.


Lundi 16 juin.La grande tradition. Hôtel particulier entre cour et jardin, superbe table croulant sous les cristaux,valets en livrée, service « à la Beaumont »… Chaque fois que je prends part à de telles agapes – invité ce soir par un charmant marquis italien– je me réjouis in petto que subsistent de tels tributs à notre civilisation et à ses élégances. Comme chez Baudelaire, « les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Soupers de princes et d’artistes mêlés ; ma voisine se révèle être une véritable maharané –nullement impressionnée du reste par ce concours de tous les raffinements… Disons-le : je suis fier que notre vieille Europe, dans quelques rares maisons de grande tenue, puisse recevoir encore les maharajas sans rougir – mais pour combien de temps ?


Mercredi 18 juin. La Bohême idéale. Cinquième étage – sans ascenseur. Parquets cirés ; causeuses couvertes de vieux plaids ; rayons de livres jusqu’aux plafonds ;  fenêtres à peine mansardées, envahies de berceaux fleuris – « on est chez Mimi Pinson », fait remarquer avec justesse un des convives. Le maître de maison est éditeur, il maîtrise les harmonies et nous sert lui-même de délicieuses paupiettes à l’ancienne. Un peu grisé, peut-être, par le bon vin, je me dis que ce dîner aurait pu prendre place – quasiment à l’identique – en 1980, en 1935, en 1890… Chance que cette perte des repères, lorsqu’elle nous fait toucher du doigt, réminiscence Proustienne, ce qu’il y a de délicieux dans le fait de vivre !


Jeudi 19 juin. Pique-nique haut-perché. Je réunis ce soir mes jeunes collaborateurs de la radio, dans la végétation profuse d’une terrasse ouverte sur Paris. Au loin, la Tour Eiffel ; ici, la joyeuse animation des voix qu’il faut un peu forcer pour couvrir la musique… On se passe les terrines, on allume les photophores, on éponge le champagne qui s’est répandu dans l’inadvertance d’une effusion. Nous nous serrons à une grande table improvisée, où l’on fait passer les assiettes de paëlla sans aucun chichi… Pas de valets ce soir, peu de références littéraires – et cependant, la même magie des belles soirées amicales, avec les étoiles pour témoin et cette bise tiède qui, par vagues, balaie ce que les sourires pourraient cacher, parfois, de petits drames intimes.

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La semaine de Franck – Et si la vie…

IMG_6158Samedi 7 et dimanche 8 juin. Pour le 900ème anniversaire de l’abbaye percheronne de Tiron, Stéphane Bern – désormais voisin de l’abbatiale en son  Collège royal de Thiron-Gardais – a réuni quelques amis, histoire de pimenter la grande kermesse à l’anglaise organisée par la commune. L’un des clous de la fête réside d’ailleurs dans les Jeux de force importés d’Ecosse. Inauguration champêtre, grand concert de Laurent Voulzy – sur le thème « Lys and Love » – messe solennelle de la Pentecôte en l’abbaye – en présence du prince Jean de France – garden-party, visites charmantes dans les environs – à commencer par le somptueux village de Frazé : voilà un grand week-end comme je les aime, avec soleil, toasts, jeux, rires, promenades, orages, et la nature, la nature, la nature ! Et si la vie, c’était d’abord cela ?


Mercredi 11 juin. Réunion (matinale) du jury du concours « Un patrimoine pour demain » organisé, pour la 24e année consécutive, par le magazine Pèlerin. Conduits par Catherine Lalanne, éclairés par l’architecte Philippe Bonnet, conservateur en chef du Patrimoine, nous voyons défiler les candidatures d’associations, de communes, de particuliers – autant de bonnes volontés mobilisées pour la restauration, qui d’un lavoir, qui d’un buffet d’orgue, qui d’une grange à sécher la chicorée… Comme chaque année, je me sens partagé entre la joie de pouvoir aider quelques-unes des belles initiatives offertes à notre vote, et la frustration de devoir mettre de côté les autres – sans parler de toutes celles que nous ignorons… Le patrimoine historique de la France est si riche ! Ceux qui se dévouent pour sa sauvegarde, si peu nombreux ! J’en parlais à la radio, la veille, avec Alexandre Gady : comment faire pour intéresser davantage les Français à ce qui constitue, n’en doutons pas, richesse principale du pays ?


Visite (en fin d’après-midi) au domicile d’Alain Decaux. Le Maître me reçoit dans son bel appartement ensoleillé de la Porte Dauphine, avec cette courtoisie exquise que j’admire tant chez lui. Je voulais connaître son avis sur le mystère Louis XVII, mais aussi m’entretenir de choses et d’autres avec celui que je regarde comme un modèle. Monsieur Decaux possède comme personne l’art de présenter un dossier historique, de le rendre vivant, captivant même ; son expérience en ce domaine est unique et son talent – hélas pour moi – inimitable. Avant de me donner congé, il me présente quelques-uns des beaux souvenirs qu’il conserve de deux de ses trois auteurs de prédilection – avec Alexandre Dumas : Victor Hugo et Sacha Guitry. Je ne puis m’empêcher de sourire devant l’étonnante parenté qui unit nos passions.

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