François 1er, roi de chimères

 

(Flammarion, 2014)

livre Franck Ferrand : François 1er, roi de chimères
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Au XXIe siècle, François Ier apparaît comme le père de la Renaissance française, l’ami de Léonard de Vinci, le bâtisseur de Chambord et de Fontainebleau, le vainqueur de Marignan, l’allié de Soliman contre l’ennemi juré du royaume, Charles Quint.

Mais ces traits saillants ne sont-ils pas l’arbre qui cache une forêt bien plus complexe ? Dans cet essai biographique d’un genre nouveau, Franck Ferrand dépasse l’image d’Épinal et nous dépeint ce roi sous les traits d’un personnage moins brillant qu’on ne le prétend. Car le géant débonnaire a connu des triomphes mais aussi des défaites et ce jusqu’à la captivité. François Ier, héros tourmenté, subit la trahison de son cousin, adora sa sœur et détesta son héritier, frôla plusieurs fois la mort, multiplia les conquêtes amoureuses, vit mourir ses fils aimés. Un homme qui vécut entre une jeunesse de rêve et une vieillesse de cauchemar, torturé par une maladie atroce.

L’historien va plus loin : et si François Ier n’avait pas été un si bon roi ?

Louis XII disait de son successeur : « Ce gros garçon gâtera tout. » L’histoire, pour peu qu’on la regarde objectivement, semble lui avoir donné raison. Longtemps dominé par sa mère, manipulé par sa maîtresse, François se laissa aveugler par son amour de l’Italie et par sa haine de l’Empereur. Jouet des factions, facile à duper, le soi-disant « restaurateur des Lettres » instaura la censure et lutta contre l’imprimerie ; il finit même par allumer les bûchers d’où partiront les guerres de religion ! Sous une plume érudite et alerte, voici un portrait contrasté, doublé d’une analyse implacable.

Couverture : Joos Van Cleve, Portrait de François Ier, roi de France, huile sur bois, entre 1530 et 1535, Paris, Musée Carnavalet © Flammarion, 2014

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Alésia, la supercherie dévoilée

 

(Europe 1 – Pygmalion, 2014)

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Il y a 150 ans, Napoléon III, sur le rapport d’une commission, décidait de situer Alésia en Bourgogne, en Côte-d’Or, sur la commune d’Alise-Sainte-Reine. Cette localisation a été acceptée, depuis lors, par une large majorité d’historiens et d’archéologues ; on vient même d’y fonder un complexe touristique, appelé MuséoParc Alésia.

Pourtant, depuis 150 ans, des voix ne cessent de clamer qu’on a fait erreur, que cette localisation est fausse, que le site officiel d’Alésia ne correspond pas à la description qu’en donne Jules César dans sa Guerre des Gaules !

Pourquoi refuser d’entendre leurs arguments ?

Pour la première fois, une équipe d’érudits polyvalents a uni ses efforts pour démontrer, point par point, qu’il est impossible de localiser Alésia en Côte-d’Or. Impossible pour des raisons multiples, liées à l’emplacement, à la conformation et aux dimensions du site, à la nature de ses vestiges et à leur disposition, à des contraintes stratégiques et tactiques – et aux contingences pratiques : hygiène, eau…

Autour de Danielle Porte, maître de conférences honoraire à Paris-IV Sorbonne, ces experts ont travaillé avec rigueur, sans concession. Or, François Chambon, Bernard Gay, Yannick Jaouen, Arnaud Lerossignol, René Marchand, Jacques Rodriguez, Régis Sébillotte et Eric de Vaulx nous livrent une conclusion sans appel : il faut aller chercher Alésia ailleurs. Préface de Franc Ferrand.

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Dictionnaire amoureux de Versailles

 

(Plon, 2013)

Versailles est sans doute, au monde, le palais qui aura suscité le plus d’écrits convenus – souvent inexacts. Une infinité de platitudes ont été ressassées à propos de cet emblème de la monarchie française, création personnelle du « Roi-Soleil », cadre brillant des amours du « Bien Aimé » et des frivolités de « l’Autrichienne »…


Il est vrai que la « grandiose monotonie » instituée par Le Nôtre et par Hardouin-Mansart est un piège où tombent volontiers les auteurs, prisonniers du poncif et du superlatif. A qui voudrait brosser de ce chef-d’œuvre archiconnu un portrait plus juste et plus sensible, il ne suffirait pas de scruter – comme tant de magazines – les secrets et les coulisses de l’ancienne demeure des rois. Encore faut-il envisager le sujet sous un jour personnel, imprévisible. C’est bien le mérite des Dictionnaires amoureux ; or, Franck Ferrand a su mettre leur approche subjective au service d’une véritable redécouverte des lieux. Le château et ses décors, les jardins, le domaine – et jusqu’à cet « esprit de cour » dont Versailles aura été le creuset – apparaissent ici sous un jour vraiment neuf : ils retrouvent leur exubérance native et renouent avec une forme de virginité. Franck Ferrand revisite la bibliographie consacrée ; il convoque le Versailles d’aujourd’hui autant que celui d’autrefois ; il interroge la notion de grandeur et celle de symétrie, révèle les imperfections de l’architecture mais aussi ses prouesses oubliées, les beautés et les failles cachées de l’histoire…

Dès lors, au fil de pages irriguées par une connaissance intime et pratique de ces lieux de légende, c’est non seulement une civilisation, aujourd’hui mal comprise, qui ressuscite ; c’est aussi le « mythe versaillais » qui reprend vie à travers la photographie, la chanson, le théâtre, le cinéma, la télévision…

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Portraits de cour

 

(Chêne, 2012)

Il y a le portrait de Louis XIV en tenue de sacre par Rigaud. Ceux de François 1er et de Charles Quint par Titien. La suite de Marie de Médicis par Rubens. Les Ménines de Vélasquez. Mais aussi, plus récemment, la reine Elisabeth II d’Angleterre par Lucian Freud.

Dans l’histoire de la peinture, le portrait de cour constitue un genre majeur entre tous. Les plus grands peintres, aux XVIIe et XVIIIe siècles notamment, ont consacré le gros de leurs efforts à ces tableaux. Ceux-ci faisaient connaître l’image des souverains tant à leurs peuples qu’aux autres cours royales. Il étaient aussi un outil de propagande, chargé de symboles et parfois de messages cachés.

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Du sang sur l’histoire

 

(Flammarion, 2012)

Historien et conteur hors pair, sur Europe 1 chaque jour, Franck Ferrand captive les auditeurs et parvient à leur faire pleinement partager les espoirs, les peurs, les peines ou les joies d’un autre temps. Un don qu’il possède aussi (les succès de ses romans et documents l’attestent) à l’écrit.


Après Au coeur de l’histoire sorti en octobre 2011, voici d’autres moments phares et forts de ce programme très écouté. Avec un thème qui fait vibrer chacun : les petits et grands faits sanglants du passé. Au programme : Attila, fléau de Dieu ; Les crimes de Frédégonde ; Gilles de Rais, premier serial killer ; Gaston Phébus, meurtrier de son fils ; Le vrai Dracula ; Terribles Borgia ; La nuit de la Saint-Barthélémy ; Elisabeth Bathory, comtesse de Sang ; La bête du Gévaudan ; Les tombes profanées de Saint-Denis ; Mortelle virée de Galerne ; La mort étrange de Léon Gambetta ; Le massacre de Wounded Knee ; La fin wagnérienne de Louis II de Bavière ; L’assassinat d’Emile Zola ; Les blessés de la Grande Guerre ; La Nuit des Longs Couteaux ; Al Capone et la Saint-Valentin sanglante ; Le suicide de Stavisky ; La ratonnade du 17 octobre 1961…
Un recueil passionné et passionnant qui n’empiète jamais sur l’imaginaire.

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Les chocs de l’Histoire (livre audio)

 

(Europe1, 2010)

1. L’évasion de Casanova 16:54
2. Le pillage du Palais d’été 19:07
3. Le tour du monde de Magellan 15:52
4. L’incendie du Bazar de la Charité 18:04
5. Mission Apollo XI 16:56
6. La grande peste de Marseille 19:06
7. La naissance d’Hollywood 15:08
8. La chute de Byzance 18:46
9. La traversée de Lindbergh 18:12
10. La Tour de M. Eiffel 16:47
11. La mort du Prince Impérial 18:52
12. Le naufrage de la Méduse 19:11

Format – Musique : MP3
Compatible avec tous les lecteurs MP3 (dont l’iPod®), iTunes, Windows Media Player

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Versailles après les rois

L’histoire méconnue de Versailles après la chute de la monarchie.

(Tempus, 2012)

Le 6 octobre 1789, le roi et la cour quittent Versailles pour Paris. Jamais plus la monarchie française n’habitera ces lieux pourtant conçus pour elle. Ni Napoléon, ni les Bourbons restaurés, ni Louis-Philippe, ni Napoléon III ne reviendront chez Louis XIV. Quant à la République, si elle prend parfois ses aises à Versailles, elle se méfiera toujours de l’ancien palais des rois… Pourtant, malgré les outrages des hommes et les ravages du temps, Versailles a survécu. Contre vents et marées, tour à tour malmené, restauré, remanié, occupé, réoccupé, sauvé du pire avant d’être rendu à sa splendeur, il aura été jusqu’à nos jours le théâtre d’événements importants.

Avant tout historien de Versailles, Franck Ferrand livre ici le fruit d’années de recherches et de réflexion. Il ressuscite de grandes figures oubliées ? Pierre de Nolhac, André Cornu, Gérald Van der Kemp ? et, dans une postface inédite, porte un regard d’expert sur les derniers avatars du domaine national. Sous sa plume, ce château et ces jardins deviennent un grand miroir où se reflètent les heurs et malheurs de notre histoire récente.

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