Bonus du 24 octobre: Le tableau synoptique d’Alphonse Bertillon.

Voici le tableau synoptique établi par Alphonse Bertillon, et qui servira longtemps à la police pour l’établissement des fiches signalétiques.
Bertillon

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Bonus du 16 octobre: Le Mans, 11 juin 1955 à 18h34 : la catastrophe.

Le Mans

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Bonus du 15 octobre: Maria Anna Mozart, note de 1793.

mozart

La sœur de Mozart se souvient notamment de la précocité de son frère :

« Le jeune Mozart était un maître accompli, dès qu’il se mettait au piano. Dans la musique la plus compliquée, il remarquait la plus petite dissonance et disait tout de suite quel instrument avait fait la faute, et même quelle note il aurait dû faire. Pendant une exécution musicale, il s’irritait au plus petit bruit. Bref, tant que durait la musique, il était tout musique; dès qu’elle avait cessé, on revoyait l’enfant. Jamais il ne fallut le contraindre pour composer ou pour jouer; au contraire, il fallait toujours l’en distraire. Autrement, il serait resté jour et nuit assis au piano ou à composer. Étant enfant, il avait le désir d’apprendre tout ce qu’il voyait. Il montrait beaucoup de dispositions pour le dessin et le calcul ; mais il était trop absorbé par la musique pour pouvoir manifester ses talents en toute autre branche. Wolfgang était petit, maigre, pâle de teint et tout à fait exempt de prétention dans la physionomie et le corps. Hormis en musique, il fut et demeura presque toujours un enfant, et cela est le trait principal de son caractère, du côté de l’ombre. Il aurait toujours eu besoin d’un père, d’une mère ou d’un mentor. Il était incapable de compter avec l’argent ».

Maria Anna Mozart, note de 1793

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Bonus du 7 octobre : Air France a quatre-vingts ans ! Petite chronologie :

Air France1933 : Née de la fusion des quatre compagnies françaises d’aviation civile, Air France reprend le logo de l’une d’entre elles, Air Orient : un cheval ailé que sa queue de sirène fait surnommer, dans la nouvelle Maison, « la Crevette ».

1946 : Le 2 juillet, Le DC4 Ciel d’Ile-de-France atterrit à New York, ouvrant la voie à deux allers-retours transatlantiques chaque semaine. La même année, les hôtesses font leur apparition dans les cabines de la Compagnie.

1959 : Le passage de l’hélice à la réaction révolutionne le transport aérien ; désormais, Caravelle et Boeing 707 font les beaux jours d’Air France, sur les lignes internationales, mais aussi, dès 1960, sur les lignes domestiques, grâce à « la petite sœur » Air Inter.

1974 : Après Orly, un second aéroport est inauguré en région parisienne : baptisé du nom de Charles-de-Gaulle, il ouvre ses portes à Roissy-en-France, au moment où le transport aérien se popularise.

1976 : Début de l’exploitation commerciale du supersonique Concorde, exclusivité d’Air France et de British Airways. Dès l’année suivante, il sera possible de se rendre à New-York en trois heures et demie : « plus vite que le soleil » !

1996 : Air France prend le virage du transport de masse, en ouvrant, entre Orly et de grandes métropoles françaises, la Navette, un service express facile d’accès.

2004 : Après une première alliance avec AeroMexico, Delta Airlaines et Korean Airlines (Skyteam), Air France fusionne avec KLM, afin de mieux résister à la concurrence mondiale.

2009 : Entrée en service, sur plusieurs lignes d’Air France, du « paquebot des airs », l’immense A380.

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Bonus du 2 octobre : Candle in the wind

6 Septembre 1997 – Titre : L’adieu d’Elton John à Diana

Goodbye England’s rose
May you ever grow in our hearts
You were the grace that placed itself
Where lives were torn apart
You called out to our country
And you whispered to those in pain
Now you belong to heaven
And the stars spell out your name

And it seems to me you lived your life
Like a candle in the wind
Never fading with the sunset
When the rain set in
And your footsteps will always fall here
Along England’s greenest hills
Your candles burned out long before
Your legend ever will

Loveliness we’ve lost
These empty days without your smile
This torch we’ll always carry
For our nation’s golden child
Even though we try
The truth brings us to tears
All our words cannot express
The joy you’ve brought us through the years

And it seems to me you lived your life
Like a candle in the wind
Never fading with the sunset
When the rain set in
And your footsteps will always fall here
Along England’s greenest hills
Your candles burned out long before
Your legend ever will

Goodbye England’s rose
May you ever grow in our hearts
You were the grace that placed yourself
Where lives were torn apart

Goodbye England’s rose
From the country lost
Without your soul who missed the wings of your compassion
More than you will ever know

And it seems to me you lived your life
Like a candle in the wind
Never fading with the sunset
When the rain set in
And your footsteps will always fall here
Along England’s greenest hills
Your candles burned out long before
Your legend ever will

Your footsteps will always fall here
Along England’s greenest hills

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[Bonus] : La dernière lettre de Melle Aïssé. A Mme Calandrini (l’une de ses meilleures amies)

« Je ne puis causer longtemps avec vous aujourd’hui, mais je vous dirai ce qui mettra le comble à vos souhaits. J’ai, Dieu merci, exécuté ce que je vous avais mandé, je suis comblée. Ma tranquillité n’est plus que trop grande, car je ne me sens pas assez repentante de mes fautes ; mais je suis dans la ferme résolution de ne plus succomber, si Dieu ne me retire pas sitôt à Lui, je ne souhaite plus la vie que pour remplir mes devoirs et me conduire d’une façon qui puisse mériter la miséricorde de ce bon Père. Il y aura demain huit jours que le Père Boursault a reçu ma confession. La démarche que j’ai faite a donné à mon âme un calme que je n’aurais point si j’étais restée dans mes égarements. J’aurais, avec l’objet d’une mort présente, les remords qui m’auraient rendue bien malheureuse dans ces derniers instants. Je suis dans un tel état de faiblesse que je ne puis sortir de mon lit. Je m’enrhume à tous les moments. Mon médecin a des attentions pour moi étonnantes, il est mon ami, je suis bien heureuse en tout. Tout ce qui est autour de moi me sert avec affection. La pauvre Sophie a des soins de mon corps et de mon âme étonnants. Elle m’a donnée de si bons exemples qu’elle m’a presque forcée à devenir plus sage. Elle ne m’a point prêchée, son exemple et son silence ont eu plus d’éloquence que tous les sermons du monde. Elle est affligée jusqu’au fond du cœur. Elle ne manquera jamais de rien, quand elle m’aura perdue. Tous mes amis l’aiment beaucoup et en auront soin. Je ne vous parle pas du chevalier, il est au désespoir de me voir aussi mal. Jamais on n’a vu une passion aussi violente, plus de délicatesse, plus de sentiments, plus de noblesse et de générosité. Je ne suis point inquiète de la pauvre petite, elle a un ami et un protecteur qui l’aime tendrement. Adieu, ma chère madame, je n’ai plus la force d’écrire. C’est encore pour moi une douceur infinie de penser à vous. Mais je ne puis m’occuper de cette joie sans m’attendrir, ma chère amie. La vie que j’ai menée a été bien misérable : ai-je jamais joui d’un instant de joie ? Je ne pouvais être avec moi-même, je craignais de penser. Mes remords ne m’abandonnaient jamais depuis le moment où j’ai commencé à ouvrir les yeux sur mes égarements. Pourquoi serais-je effrayée de la séparation de mon âme, puisque je suis persuadée que Dieu est tout bon et que le moment où je jouirai du bonheur sera celui où je quitterai ce misérable corps ? »

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[Bonus] : Le Prophète par Philippe Erlanger

« S’il n’y a jamais eu de portrait du Prophète, ses fidèles nous ont pieusement conservé les moindres détails concernant sa personne. C’était un homme de petite taille qui attirait l’attention. Taciturne, d’ordinaire, et sujet à de fréquentes distractions au cours desquelles il ne voyait ni n’entendait rien.


En parlant, il tournait le corps entier vers l’interlocuteur. Lorsqu’il riait, ce qui était assez rare, il ouvrait une bouche énorme, découvrait ses dents et ses gencives et faisait disparaître ses yeux. Son regard était perçant. Il se peignait les cils au moyen du khol et de l’antimoine, teignait sa barbe en rouge (certains disent en jaune), aimait les habits de toile aux couleurs voyantes, abhorrait la soie « inventée pour que les femmes puissent rester nues en portant des vêtements ».


Sa voix était forte, sa colère et sa gaieté également explosives. Une démarche étrange et solennelle lui donnait l’apparence de descendre constamment une invisible montagne. »


Philippe Erlanger, Aventuriers et Favorites, Librairie Académique Perrin, 1963.

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